Voici l'enregistrement en 6 parties d'une interview d'Itsuo Tsuda en 1980 sur le mouvement régénérateur, le seitai, l'école de la respiration et la philosophie du non faire :
1 - https://www.youtube.com/watch?v=9O9GiywTUPE
2 - https://www.youtube.com/watch?v=aHbg1QrR-ZY
3 - https://www.youtube.com/watch?v=iUlJw1cAe5s
4 - https://www.youtube.com/watch?v=_WD-TjI-BCw
5 - https://www.youtube.com/watch?v=z69aeOptm1Q
6 - https://www.youtube.com/watch?v=MT7HWdBi0NI
lundi 26 mai 2014
mardi 20 mars 2012
dimanche 22 janvier 2012
Agir sans faire.
Le mouvement regénérateur est une pratique ayant pour ambition et pour finalité le non-agir a la portée de tous. Agir sans faire.
Cet extrait d'un texte de Tchouang Tseu (maître taoïste d'il y a trois mille ans)peut ouvrir l'appétit et le nourrir.
"Existe-t-il sur terre une joie suprême ou bien non?....
....Quand je vois ce qui les réjouit (mes contemporains) ce qui les incitent à se ruer en masse, pris d'une frénésie irrépressible et qu'ils appellent bonheur,je ne saurais dire quand à moi si c'est là le bonheur. Mais alors la joie existe-t-elle vraiment où bien non?
Pour moi la joie réside dans le non-être. Or celui-ci est un objet d'horreur pour la foule.....Certes, en principe, le vrai et le faux ne sauraient être fixés ; mais grâce au non-agir,il est possible de les définir. Car si la joie suprême justifie l'existence humaine, seul le non-agir la préserve.......Le ciel n'agit pas et il est pur,la terre n'agit pas et elle est stable,l'un et l'autre unissant leur inaction produisent les dix mille êtres.......C'est pourquoi il est dit : Ciel et terre sont sans agir et il n'est rien qui ne se fasse. Qui donc parmi les hommes sera capable de pratiquer le non agir?"
La pratique du mouvement régénérateur concrétise cette capacité humaine.
Cet extrait d'un texte de Tchouang Tseu (maître taoïste d'il y a trois mille ans)peut ouvrir l'appétit et le nourrir.
"Existe-t-il sur terre une joie suprême ou bien non?....
....Quand je vois ce qui les réjouit (mes contemporains) ce qui les incitent à se ruer en masse, pris d'une frénésie irrépressible et qu'ils appellent bonheur,je ne saurais dire quand à moi si c'est là le bonheur. Mais alors la joie existe-t-elle vraiment où bien non?
Pour moi la joie réside dans le non-être. Or celui-ci est un objet d'horreur pour la foule.....Certes, en principe, le vrai et le faux ne sauraient être fixés ; mais grâce au non-agir,il est possible de les définir. Car si la joie suprême justifie l'existence humaine, seul le non-agir la préserve.......Le ciel n'agit pas et il est pur,la terre n'agit pas et elle est stable,l'un et l'autre unissant leur inaction produisent les dix mille êtres.......C'est pourquoi il est dit : Ciel et terre sont sans agir et il n'est rien qui ne se fasse. Qui donc parmi les hommes sera capable de pratiquer le non agir?"La pratique du mouvement régénérateur concrétise cette capacité humaine.
mercredi 18 mai 2011
PRATIQUEZ LE MOUVEMENT REGENERATEUR : la seule activité qu'on ne peut pas faire !
• Cette activité consiste à laisser l'énergie vitale (le Ki) harmoniser sa circulation dans le corps.
Cette circulation est régulièrement entravée par des tensions musculaires qui sont un moyen que l'organisme utilise pour se protéger de ce qu'il perçoit comme une agression.
Si l'organisme sait se protéger, il a aussi la capacité – le plus souvent ignorée – de relâcher celles des tensions devenues inutiles. Mais comme certaines d'entre elles sont devenues chroniques, le relâchement ne pourra se faire pour elles que par une pratique dans la continuité.
• Tout relâchement par une action volontaire corporelle finit par trouver ses limites que le Mouvement Régénérateur annule et dépasse. Il ne s'agit donc pas d'une action volontaire : c'est le domaine du « non-faire » comme le disait le japonais Itsuo Tsuda qui l'a introduit en Europe en 1973.
Il se pratique sans technique et sans connaissances à acquérir.

Olivier HUMBERT
Cette circulation est régulièrement entravée par des tensions musculaires qui sont un moyen que l'organisme utilise pour se protéger de ce qu'il perçoit comme une agression.
Si l'organisme sait se protéger, il a aussi la capacité – le plus souvent ignorée – de relâcher celles des tensions devenues inutiles. Mais comme certaines d'entre elles sont devenues chroniques, le relâchement ne pourra se faire pour elles que par une pratique dans la continuité.
• Tout relâchement par une action volontaire corporelle finit par trouver ses limites que le Mouvement Régénérateur annule et dépasse. Il ne s'agit donc pas d'une action volontaire : c'est le domaine du « non-faire » comme le disait le japonais Itsuo Tsuda qui l'a introduit en Europe en 1973.
Il se pratique sans technique et sans connaissances à acquérir.
Olivier HUMBERT
Le système moteur
• Le système moteur qui actionne le Mouvement Régénérateur est celui qui prend en charge nos mouvements quels qu'ils soient ; il fonctionne en dehors du système volontaire ou système nerveux central. Pour marcher on n'est pas dans la nécessité de programmer ni diriger volontairement les mouvements du pied, de la jambe etc … Une fois la décision prise, « ça marche ».
C'est dans le libre exercice de ce système moteur qualifié techniquement « d'extra pyramidal » que consiste le Mouvement Régénérateur.
Olivier HUMBERT
C'est dans le libre exercice de ce système moteur qualifié techniquement « d'extra pyramidal » que consiste le Mouvement Régénérateur.
Olivier HUMBERT
Pratiquer
• Il est possible de s'autoriser pour un temps donné – une séance – à suspendre le contrôle que l'on exerce – souvent sans le savoir – sur notre organisme et qui perpétue les tensions. Contrôle généré souvent par l'éducation, le conditionnement, les préjugés concernant la bienséance etc …
Mais comment cette suspension du contrôle entraîne-t-elle le déclenchement du Mouvement ?
Pour certains, cela ne pose aucun problème : ils le pratiquent déjà sans le savoir et pour certains dans leur sommeil même. Pour d'autres, une initiation est nécessaire qui va se faire en groupe pour bénéficier de la synergie du groupe.
Quelques exercices préalables favorisent le premier déclenchement, qui sera plus ou moins rapide suivant les personnes. La pratique en groupe est toujours plus intense que la pratique individuelle, mais cette dernière est si simple qu'on peut la rendre journalière et bénéficier ainsi d'un ancrage à son corps où circule le Ki (l'énergie vitale) harmonieusement.
Olivier HUMBERT
Mais comment cette suspension du contrôle entraîne-t-elle le déclenchement du Mouvement ?
Pour certains, cela ne pose aucun problème : ils le pratiquent déjà sans le savoir et pour certains dans leur sommeil même. Pour d'autres, une initiation est nécessaire qui va se faire en groupe pour bénéficier de la synergie du groupe.
Quelques exercices préalables favorisent le premier déclenchement, qui sera plus ou moins rapide suivant les personnes. La pratique en groupe est toujours plus intense que la pratique individuelle, mais cette dernière est si simple qu'on peut la rendre journalière et bénéficier ainsi d'un ancrage à son corps où circule le Ki (l'énergie vitale) harmonieusement.Olivier HUMBERT
A quoi sert une pratique du « non-faire » ?
• On pourrait dire « à quoi sert de cligner des yeux ou de bailler » ? « A quoi sert au cheval de faire tressauter ses muscles et sa peau » ?
Le vivant se manifeste ainsi quand c'est nécessaire, il s'exprime par le mouvement - mouvement qu'on voit, extériorisé ou qui n'est pas vu, mais senti parce qu'intérieur. Cette mobilité du vivant perd à être bridée et pourtant la vie en société implique ce contrôle au point que la polarisation de l'énergie dans certaines zones du corps devient excessive, entraînant des dysfonctionnements en chaîne d'ordre physiologique (sécrétion diverses perturbées), physique (crampes, postures compensatoires) et psychologiques (peurs, stress, besoins mal perçus) puisque tout se tient dans le vivant et que chaque niveau se répercute sur les autres.
Après une séance, la réharmonisation énergétique est perçue et, de séance en séance, elle tend à s'établir durablement malgré les contraintes habituelles de la vie sociale. Son vécu donne une impression qui s'apparente à un sommeil éveillé faisant disparaître les notions de temps et de lieu sans qu'il s'agisse de perte de conscience (comme dans le cas de la transe) et de ce fait il constitue par lui-même son propre but : réintégrer consciemment la part animale de notre nature humaine.
Lorsque la pratique est régulière, les effets durables se font sentir par étapes : d'abord la détente musculaire qui se répercute peu à peu dans le quotidien par la diminution des peurs, par un renforcement de la capacité à agir, par une régulation des besoins de nourriture, de sommeil.
On observe ensuite une optimisation des fonctionnements naturels. L'organisme devient plus réactif, mieux à même de rejeter ce qui ne lui convient pas et d'éviter la maladie. On peut dire que l'aptitude à être en bonne santé physique grandit en même temps que cela se répercute sur le mental.
Au fil des années enfin, des modifications importantes dans la statique s'opèrent entraînant la disparition de fonctionnements anciens néfastes ou permettant la stabilisation d'états jugés dégressifs.
Olivier HUMBERT
Le vivant se manifeste ainsi quand c'est nécessaire, il s'exprime par le mouvement - mouvement qu'on voit, extériorisé ou qui n'est pas vu, mais senti parce qu'intérieur. Cette mobilité du vivant perd à être bridée et pourtant la vie en société implique ce contrôle au point que la polarisation de l'énergie dans certaines zones du corps devient excessive, entraînant des dysfonctionnements en chaîne d'ordre physiologique (sécrétion diverses perturbées), physique (crampes, postures compensatoires) et psychologiques (peurs, stress, besoins mal perçus) puisque tout se tient dans le vivant et que chaque niveau se répercute sur les autres.
Après une séance, la réharmonisation énergétique est perçue et, de séance en séance, elle tend à s'établir durablement malgré les contraintes habituelles de la vie sociale. Son vécu donne une impression qui s'apparente à un sommeil éveillé faisant disparaître les notions de temps et de lieu sans qu'il s'agisse de perte de conscience (comme dans le cas de la transe) et de ce fait il constitue par lui-même son propre but : réintégrer consciemment la part animale de notre nature humaine.
Lorsque la pratique est régulière, les effets durables se font sentir par étapes : d'abord la détente musculaire qui se répercute peu à peu dans le quotidien par la diminution des peurs, par un renforcement de la capacité à agir, par une régulation des besoins de nourriture, de sommeil.
On observe ensuite une optimisation des fonctionnements naturels. L'organisme devient plus réactif, mieux à même de rejeter ce qui ne lui convient pas et d'éviter la maladie. On peut dire que l'aptitude à être en bonne santé physique grandit en même temps que cela se répercute sur le mental.
Au fil des années enfin, des modifications importantes dans la statique s'opèrent entraînant la disparition de fonctionnements anciens néfastes ou permettant la stabilisation d'états jugés dégressifs.
Olivier HUMBERT
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